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Le retour de Zack De La Rocha

Zack De La Rocha

Avis aux fans de Rage Against The Machine, Zack De La Rocha a sorti dernièrement un album avec Jon Theodore, ancien batteur du groupe The Mars Volta. Le groupe s’appelle « One Day as a Lion » et l’album éponyme contient 5 titres.

Voilà le petit speech (qui n’est pas de moi, mon avis perso – bien plus court – est juste après):

One day as a lion, un premier essai discographique sorti de nulle part et qui met une claque à tous ceux qui regrettaient la grande époque des années 90. Entre la fin de RATM et la reformation du groupe, il s’est écoulé sept ans. Sept années au cours desquelles Zack De La Rocha annonçait régulièrement travailler sur un album solo, forcément (très) attendu. Trop sans doute puisque le chanteur n’étant jamais assez satisfait de son travail, le disque ne vit jamais le jour. Ce, malgré des collaborations avec DJ Shadow, en 2003, sur un morceau intitulé « March of death » et quelques titres instrumentaux co-composés avec Trent Reznor (NIN) dont un des titres, « We want It all », figure sur la bande originale du Fahrenheit 9/11 de Michael Moore, en 2004. Mais les autres travaux du duo sont restés dans l’ombre du studio. Une collaboration avec Chuck D et The Roots en 2000 « Burned Hollywood burned », ou avec Saul Williams en 2004 « Act III Scene 2 Shakespeare » pour ne citer que les plus importantes. Avec la reformation des RATM, le projet d’un disque solo était tombé dans l’oubli, mais toujours soucieux de se poser là où on ne l’attend pas forcément, De La Rocha annonce au printemps 2008 travailler sur un nouveau projet avec Jon Theodore (ex-The Mars Volta) : One Day As A Lion : marche droit ou crève… en sommes.

Eponyme, ce premier opus comporte 5 titres, 5 brûlots qui sont sensés répondre à une question : près de 10 ans après la dernière offrande discographique de Rage Against The Machine, Zack a-t-il encore le feu sacré, cette hargne caractéristique révolutionnaire et inébranlable qui ont fait de lui l’une personnalités majeures de la musique des années 90 ? On dépose la galette dans le lecteur, on pousse un peu les enceintes histoire de voir ce que One day as a lion a dans le ventre et « Wild international » prend d’assaut les enceintes. D’entrée de jeu, un constat s’impose : Zack is back. Flow turgescent, furieusement saccadé, batterie live qui claque dans les écoutilles, beats fulgurants, pour un round d’échauffement (ce que la suite suppose), c’est déjà du (très) haut de gamme. « Ocean view » débarque dans les tuyaux et là, plus question de rigoler ou de supposer que le père Zack a peut-être vieilli ou que Jon Theodore aurait mieux fait de garder ses divergences artistiques dans la poche au moment de quitter The Mars Volta. Fusion transversale d’un hip-hop revendicatif et d’un rock électrique et étonnamment heavy, ODAAL démontre sa capacité à carboniser les enceintes sans pour autant que le duo ne refasse simplement ce qu’il a déjà fait ailleurs. Car, évolution, Zack de la Rocha, s’il sait toujours atomiser le micro avec son flow salvateur s’essaie à un chant plus mélodique et s’ouvre ainsi de nouvelles voies musicales à explorer. Quant à Jon Theodore, il fait mieux que lui assurer un support 4 étoiles et apparaît comme son complément idéal. Rien à redire, à part les trois autres zikos de RATM, on a rarement fait mieux. Et on se prend à imaginer l’ex-The Mars Volta en cinquième larron aux côtés des Morello, Wilk et Commerford en live…

La comparaison avec Rage est inévitable alors évacuons de suite cet écueil en forme d’iceberg infranchissable. La musique de One Day As A Lion a évidemment des ressemblances avec celle du quartet auteur de The Battle of Los Angeles mais en même temps, les différences sont telles que l’on ne peut que reconnaître la capacité du duo à avoir su développer une identité musicale propre. Et pour mieux nous en convaincre, ODAAL lâche en plein milieu de la circulation une bombe à (dé)fragmentation électrique : « Last letter ». Instru qui fracassent les conduits auditifs, harangue enfiévrée, le duo De La Rocha/Theodore secoue l’auditeur et ne se prive pas d’asséner les uppercuts sonores les uns après les autres jusqu’à le mettre à genoux. « If you fear dying » fait claquer les décibels, balance son groove phénoménal à la face de l’auditeur. Après une décennie de silence discographique, Zack de la Rocha a les crocs et revient sur le devant de la scène avec une énergie aussi brute de décoffrage que par le passé. En témoigne la tuerie intégrale que constitue le cinquième et dernier titre, éponyme, de cet EP. Un mini-album à la force de frappe imparable et à l’efficacité irréprochable… One Day As A Lion : vivre libre ou mourir…

Perso, j’aime vraiment bien la rage (sans jeux de mot) que dégage Zack, ça fait bien plaisir de l’entendre à nouveau. Par contre les puristes de Rage (le groupe cette fois) n’y trouverons peut-être pas ce qu’ils attendent (on attend souvent les passages de Tom Morello!) mais, que l’on soit d’accord, ce n’est pas Rage Against The Machine et la perfomance est plus que sympathique.

PS: si vous voulez l’album, envoyez moi un petit mail et je vous le file discretos 😛 (haaaaaaaaannnnn!)



Un commentaire pour “Le retour de Zack De La Rocha”

casado
Posté il y a 7 ans et 1 mois vers 15:05

Ola,

J’ai fais une préécoute de cette album, qui à l’air de bien déchirer… le morceau que je cheche le plus c’est March of death (duo avec DJ Shadow) je l’ai dans une qualité médiocre , recuperer sur Utubes, Questions: Où le trouver?
Salut

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